Mercredi 25 Octobre 1995 : Bernard Lenoir, The Smashing Pumpkins (Chicago, 23/10/1995)

  Concerts

La playlist de l'émission

AuteurTitre
1PulpMonday Morning
2The Smashing PumpkinsZero (Live, Chicago, 23/10/1995)
3The Smashing PumpkinsToday (Live, Chicago, 23/10/1995)
4The Smashing PumpkinsDisarm (Live, Chicago, 23/10/1995)
5The Smashing PumpkinsAn Ode To No One (Live, Chicago, 23/10/1995)
6The Smashing PumpkinsThru The Eyes Of Ruby (Live, Chicago, 23/10/1995)
7The Smashing PumpkinsPorcelina Of The Vast Oceans (Live, Chicago, 23/10/1995)
8The Smashing PumpkinsBullet With Butterfly Wings (Live, Chicago, 23/10/1995)
9The Smashing PumpkinsCherub Rock (Live, Chicago, 23/10/1995)
10The Smashing PumpkinsX.Y.U. (Live, Chicago, 23/10/1995)


Quelques références du soir

Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !

Album / SingleLabelAnnée
1Different ClassIsland Records1995
2Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995
3Siamese DreamVirgin1993
4Siamese DreamVirgin1993
5Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995
6Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995
7Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995
8Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995
9Siamese DreamVirgin1993
10Mellon Collie And The Infinite SadnessVirgin1995


Écoutez Bernard Lenoir le 25 octobre 1995


Diffusion du concert des Smashing Pumpkins (enregistré au Riviera Theatre de Chicago le 23 octobre 1995)

Les interventions et commentaires de Lenoir

Après “Porcelina of the Vast Oceans”

À environ 30:25

« Mélange savant de titres d’hier et d’aujourd’hui, plutôt d’aujourd’hui d’ailleurs, par rapport à ce qu’on vient d’entendre là, les trois derniers : Fuck You (An Ode to No One), Thru the Eyes of Ruby, et à l’instant Porcelina of  The Vast Oceans. De très très longs morceaux du tout récent Mellon Collie. The Smashing Pumpkins, sur la scène du Riviera Theater. »

Après “Bullet with Butterfly Wings”

À environ 39:15

« Ça décoiffe, non ? Et c’est pas fini, on a gardé le meilleur pour la fin. Visiblement ça vous plaît, message parmi tant d’autres, pas signé d’ailleurs : “Étrange double personnalité que celle du chanteur des Smashing Pumpkins, qui alterne voix douce et voix rageuse avec une régularité de métronome”. Quel groupe ! Le meilleur depuis My Bloody Valentine.

Et je me souviens de ce que disait Billy Corgan à Lydie Barbarian il y a déjà deux ou trois ans, il disait : “À la base, il y a chez nous une réelle sensibilité pop comme chez les Valentines justement. Mon vrai moi est un individu très gentil, poli et doux ; celui que je m’efforce d’être est beaucoup plus dur.” Et on s’en aperçoit dans ce concert des Smashing Pumpkins, il y a lundi, c’était il y a à peine 48 heures, à peine à Chicago. Allez, le dernier morceau. »

Après “X.Y.U.”

À environ 47:05

« Voilà le gros son des Smashing Pumpkins qui va s’éteindre après cette fin en apothéose avec X.Y.U., encore un titre de Mellon Collie. Alors que le concert avait plutôt mal commencé, je peux vous le dire. Enfin Billy Corgan avait, d’après ce qu’on m’a raconté, visiblement l’air très très fier de son coup d’avoir monter ce concert retransmis sur toute la planète… un peu son “Aloha from Hawaii” à lui. Et au bout du deuxième morceau : plim, plus de courant. Et pas une petite panne de courant parce que la salle est restée plongée dans le noir pendant plus de 10 minutes. C’est très très long 10 minutes en plein milieu d’un concert qui démarre en plus. »

Le conducteur de Bernard




Le concert des Smashing Pumpkins au Riviera Theatre de Chicago, le 23 octobre 1995, est bien plus qu’une simple performance : c’est un moment charnière de l’histoire du rock alternatif des années 90.

Le contexte : Le lancement d’un chef-d’œuvre

Ce concert a lieu la veille de la sortie mondiale de leur album monumental, Mellon Collie and the Infinite Sadness. Jouer à Chicago, leur ville natale, dans une salle relativement intimiste (environ 2 500 places) pour célébrer la sortie de l’album le plus ambitieux de leur carrière, est un événement chargé de symbolisme.

Une diffusion planétaire

L’événement était intitulé le “Mellon Collie Global Satellite Broadcast“. Le concert était retransmis en direct à la radio et à la télévision dans le monde entier (en France, c’est Bernard Lenoir qui le présentait sur France Inter). C’était l’une des premières fois qu’un groupe de rock alternatif utilisait une telle logistique pour un lancement d’album.

L’incident célèbre : La panne de courant

Le concert est resté célèbre pour un incident technique majeur. Alors que le groupe entame le deuxième morceau, le futur tube “Tonight, Tonight”, une coupure de courant totale interrompt le spectacle. La salle plonge dans le noir pendant plus de dix minutes.

L’anecdote

Billy Corgan, d’abord frustré par ce qu’il considérait comme un sabotage de son “Aloha from Hawaii” (en référence au concert par satellite d’Elvis), a finalement dû meubler le silence. Une fois le courant revenu, le groupe a repris le morceau avec une énergie décuplée, transformant un désastre potentiel en un moment de communion avec le public.

L’esthétique “Zero”

C’est lors de cette période et de ce concert que le public découvre le nouveau look iconique de Billy Corgan : le crâne rasé, le t-shirt noir floqué du mot “Zero” et le pantalon argenté. Ce look allait devenir l’uniforme de toute une génération de fans.

La setlist : Entre fureur et poésie

Le groupe a profité de cette soirée pour présenter les nouveaux titres qui allaient devenir des classiques, tout en revisitant leurs anciens succès :

  • Les nouveautés : Tonight, Tonight, Zero, Bullet with Butterfly Wings, 1979, Muzzle, et le final dantesque sur X.Y.U..
  • Les classiques : Today, Disarm, Cherub Rock.

Le son du groupe à cette époque était à son apogée : un mélange de distorsions massives (le “Big Muff” sound) et de mélodies pop extrêmement fragiles.

Importance historique

Ce concert marque le début de la “Pumpkinmania” mondiale. Quelques mois plus tard, le groupe passait des théâtres aux stades. C’est aussi l’un des derniers grands moments de l’alignement original (Corgan, Iha, Wretzky, Chamberlin) avant les drames qui allaient secouer la tournée en 1996 (l’overdose d’un musicien de tournée et l’éviction temporaire du batteur Jimmy Chamberlin).

En résumé, le concert du Riviera 1995 est le testament de l’ambition démesurée des Smashing Pumpkins : un groupe qui voulait être le plus grand du monde, et qui, ce soir-là, l’a été.

Les titres en vidéo

Provided to YouTube by Universal Music Group

Monday Morning · Pulp

Different Class

℗ 1995 Island Records, a division of Universal Music Operations Limited

Released on: 1995-01-01

Producer: Chris Thomas
Vocalist, Composer Lyricist: Jarvis Cocker
Composer: Candida Doyle
Composer: Russell Senior
Composer: Steve Mackey
Composer: Nick Banks

Auto-generated by YouTube.

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