Mardi 15 Mai 1984 : Bernard Lenoir, Jean-Pierre

  100 % musique

La playlist de l'émission

AuteurTitre
1Marcel KingReach For Love
2BlancmangeAll Things Are Nice
3KingLove And Pride
4Matt FrettonIt's All over (Don't Say You're In Love)
5Bourgie BourgieCareless
6Schleimer KHope Deep Inside
7Virna LindtSwedish Modern
8Virna LindtI Beat the System
9Everything But The GirlEach and Every One
10The Style CouncilMe Ship Came In!


Quelques références du soir

Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !

Album / SingleLabelAnnée
1Reach for love / Keep On DancinFactory1984
2Mange ToutLondon Records1984
3Steps In TimeSony Music Entertainment1984
4Don't Say You're In LoveChrysalis Records1984
5Careless EPMCA Records1984
6Wounded WoodLone Wolf1984
7ShiverThe Compact Organization1984
8ShiverThe Compact Organization1984
9Everything But The GirlChrysalis Records1984
10Café BleuPolydor Records1984


Écoutez Bernard Lenoir le 15 mai 1984

Avec Jean-Pierre pour les nouveautés, et Patrick Punier pour le festival des Musiques De Traverses à Reims, du 31 mai au 3 juin 1984 (Des Traces (Poitiers), T.C. Matic (Belgique), Virgule IV (rock de chambre), Xalam (Afrique ?), Gino Vallet (improvisation au piano), Portella/Régis, Ahmed Fakroun (Lybie), Worl According To (WAT, Hollande), Ptôse, Claude Barthélémy, Tohu Bohu, Shiriekback, Peter Hammill, The Camberwel Now, Offering, Zamla, Magnétique Bleu (Dijon), Peter Blegvad/John Greaves). Source : http://reimspunknroll.free.fr/musiquesdetraverses.htm

Déroulé de l’émission

[00:00]
Bernard Lenoir : On va vous faire écouter quelque chose d’étonnant.

[05:16]
Bernard Lenoir : Reach for Love, deuxième nouveauté du programme de Jean-Pierre ce soir, ça arrive tout droit de Londres, et c’est Marcel King. Alors ce qu’il y a d’étonnant là-dedans, c’est que ça vient… ça vient de Manchester, ça vient de la… de la Factory, je disais Londres, mais ça vient d’un petit peu plus haut. Et ce qui est étonnant, c’est que vraiment la Factory ça a été la… la source d’une des musiques les plus sévères de la fin des années 70 du début des années 80, on se souvient de, entre autres, de Joy Division. Et là ils font carrément dans la musique de danse.
Jean-Pierre : Dans la musique de danse. Mais c’est bien, tu sais.
Bernard Lenoir : Ah ben c’est très très très bien, puis ça sonne vraiment Blancmange, hein. Derrière ça on pourrait penser que c’est… c’est du Blancmange, les mêmes synthés tout ça, c’est pas mal du tout. Mais on va revenir à l’album de Blancmange hein, puisque c’est le meilleur disque de la semaine pour aujourd’hui.

[10:41]
Bernard Lenoir : La nouveauté du jour : « Mange Tout », le nouvel album de Blancmange qu’on ne va pas entièrement dévorer ce soir, on va s’en garder un petit peu pour la semaine prochaine car d’ici là on en aura fait notre meilleur disque de la semaine. 87.8 FM Stéréo à Paris et dans la région parisienne, il est 11h et demi tout juste et vous écoutez Feedback sur Inter.

[18:49]
Bernard Lenoir : Jean-Pierre, à toi de jouer. Matt Fretton et King… ça sort d’où tout ça ?
Jean-Pierre : King, c’est un groupe qui était découvert par Perry Haines, tu te souviens de Perry Haines ?
Bernard Lenoir : Perry Haines, attends… attends, ça me dit quelque chose mais je vois pas très bien.
Jean-Pierre : Il a fait un super tube
Bernard Lenoir : Ah si ! « What’s Funk » !
Jean-Pierre : Voilà.
Bernard Lenoir : Un truc énorme hein. Enfin énorme… plutôt… plutôt marginal et tout à fait discret en France, on n’en a pas entendu beaucoup parler parce que le 45 tours n’était pas sorti mais je me souviens qu’on a eu pas mal de courriers avec ce… ce 45 tours, ça bougeait pas mal, c’est vrai.
Bernard Lenoir : Et alors disparus depuis ?
Jean-Pierre : Il tournait beaucoup ce groupe depuis deux ans, tu sais. Et puis bon je ne sais pas, un problème d’argent, de label, et puis là ils sont sur un gros gros label, CBS.
Bernard Lenoir : Mais c’est lui Perry Haines dans ce groupe King ou il produit simplement ?
Jean-Pierre : Non non, il… il produit, quoi. Mais c’est lui qui les a découverts.
Bernard Lenoir : Bien. Et à l’instant là, Matt Fretton.
Jean-Pierre : Matt Fretton, bon ben il a fait deux trois singles, mais je me souviens plus de quel groupe…
Bernard Lenoir : un nouveau maxi étonnant. Ça cherche un peu là aussi avec… avec des petites idées. Bon avant de… bon Matt Fretton c’était King « Love and Pride » et Matt Fretton à l’instant « It’s all over » ce qui n’est pas tout à fait vrai car il reste encore quelques nouveautés à… à entendre mais si avant de s’y replonger avec avidité, on demandait à… à Patrick Punier de nous expliquer en quelques minutes ce que sont les Musiques de Traverse 1984.

[20:06]
Patrick Punier : Eh bien les Musiques de Traverse 1984 sont un petit peu le… l’aboutissement de quatre années de tâtonnements et de recherches pour arriver à un compromis entre des musiques… plus commerciales et des musiques plus marginales, comme tu parlais de Matt Fretton justement. Ah, c’est pas facile.
Bernard Lenoir : Ça c’est pas facile.
Patrick Punier : C’est pas évident de trouver le… le biais pour faire venir des gens à des choses peu connues. Et cette année bon il y a effectivement des… des noms relativement importants, plus importants que les années précédentes. Bon comme Xalam, Peter Hammill, et Christian Vander qui sont un petit peu des… des revenants, chacun avec des groupes différents. Peter Hammill, Van der Graaf Generator donc qui se reforme. Et Christian Vander, ce n’est plus Magma, c’est Offering, un groupe tout neuf qui est présent en ce moment à Paris et…
Bernard Lenoir : Tu as entendu ?
Patrick Punier : Non, je n’ai pas entendu. Il y a des gens qui l’ont entendu, qui m’ont dit que… eh ben c’est plutôt Jazz et incantatoire, c’est pas trop Magma. Alors les gens qui s’attendent à une resucée de Magma vont être un petit peu surpris. Et ils risquent de venir sur ce nom-là.
Bernard Lenoir : Non mais il faut évoluer, il faut avancer dans la vie, on ne peut pas vivre toute une… toute une époque comme ça, figée. Puis il y a des choses qui nous intéressent peut-être un peu plus là dans… dans Feedback, c’est T.C Matic, Shriekback ?
Patrick Punier : Shriekback oui, c’est un vieux… un vieux rêve que je concrétise enfin, ça fait deux ans que j’essaie de les avoir et bon… quand tu organises des concerts tu sais que c’est pas facile de faire venir des… des groupes pour un seul concert alors quand c’est dans le cadre d’un festival, une date très précise, c’est encore plus dur. Et finalement ça s’est fait et je crois même qu’il y a une tournée plus ou moins qui est organisée en France autour de… de cette date.
Bernard Lenoir : Alors tout ça ça se passe à Rennes bien sûr.
Patrick Punier : À Reims ! À Reims…
Bernard Lenoir : À Reims, pardon… lapsus intéressant.
Patrick Punier : Parce que ça rappelle un petit peu ce… c’est dans le même esprit que les Transmusicales de Rennes .
Patrick Punier : qui sont des… des amis d’ailleurs.
Bernard Lenoir : Oui vous vous rencontrez assez souvent ?
Patrick Punier : Oui oui tout à fait,
Bernard Lenoir : …pour essayer de… de voir un peu ce qu’il y a à faire. Et parallèlement à la musique, il y a d’autres choses non ?
Patrick Punier : Il y a aussi… deux expositions à… plus ou moins consonance musicale, c’est-à-dire une chambre sonore avec des… comment je pourrais appeler ça, des… des trucs électroniques, on passe devant ça déclenche des sons, des… des percussions, des synthétiseurs. Puis une autre exposition qui s’appelle Expo Babao qui est un gag, bon là il faut la voir sur place. Il y a aussi un marché du disque, il y a aussi pas mal de gens qui viennent… il y a également des vidéos, des vidéos de groupes qui sont déjà passés, de groupes qui ne sont jamais passés, qui passeront peut-être, puis d’autres groupes… intéressants que… qu’on aimerait faire venir mais dont on n’a peut-être pas les moyens.
Bernard Lenoir : Bon tout ça pendant le… grand week-end de l’Ascension, du 31 au 3 juin.
Patrick Punier : Pendant quatre jours.
Bernard Lenoir : Bon ça coûte cher ce genre de truc ?
Patrick Punier : Bah ça coûte cher, la notion de prix est tout à fait relative, tout dépend de ce qu’on entend par « cher ». Si on compare avec d’autres festivals c’est peut-être cher, si on compare avec d’autres c’est pas cher du tout. Enfin par rapport au…
Bernard Lenoir : Pour la journée par exemple, c’est dans les…
Patrick Punier : Bah une journée, si on vient à un tarif normal ça revient à 120 francs, un tarif réduit qui concerne en fait quasiment tout le monde, ça revient à 90 francs pour tous les concerts. Bon le tarif réduit ça concerne en fait les jeunes de 16 à 21 ans, les chômeurs, les militaires, les adhérents… bon il y a aussi des… des arrangements par groupe de 10, de 15, de 20, enfin on se débrouille tout le temps pour que le maximum de gens aient des tarifs intéressants.
Bernard Lenoir : Bon 100 balles pour voir quatre ou cinq spectacles, c’est pas cher.
Patrick Punier : Oui en plus dans des conditions de concert très agréables, c’est-à-dire deux salles, une de 1000, une de 300 avec cafétéria, un grand hall, on peut s’asseoir, on peut bouffer, on peut dormir enfin il y a… c’est pas… c’est pas le chapiteau avec l’inconfort que l’on connaît, la pluie, la boue, enfin la gadoue… je ne citerai pas d’autres noms de festivals.
Bernard Lenoir : Non ça va on avait bien compris. Bon moi je… je viendrai sûrement voir Shriekback parce que bon Reims c’est pas loin de Paris ça.
Patrick Punier : Non c’est à… en voiture c’est à une heure d’autoroute et par train c’est à une heure et demie.
Bernard Lenoir : Bon Shriekback et T.C Matic. Il y aura le petit Lenoir là-bas pour voir ça.
Patrick Punier : Eh ben c’est très bien.
Bernard Lenoir : Ok ! Salut, au revoir.

[28:07]
Bernard Lenoir : Alors là ça va plus Jean-Pierre, je vais encore avoir des problèmes à cause de toi avec… avec tes disques introuvables. Bourgie Bourgie, tu étais venu il y a quelque temps avec leur premier 45 tours. Enfin je ne sais pas si c’était leur premier 45 tours.
Jean-Pierre : Si si, c’était… c’était un premier.
Bernard Lenoir : Bon alors, coups de téléphone, écriture intense, « D’où ça vient ? Comment se procurer ce 45 tours ? », c’est comme pour The Lucy Show, tu vois, c’est ce genre de truc piégeant parce qu’après il faut répondre à des tas de lettres et des coups de téléphone. C’est introuvable. Hein, d’où tu sors ça ?
Jean-Pierre : Bah de Londres, il faut… il faut y aller ou alors il faut demander au disquaire…
Bernard Lenoir : Ah carrément, il faut aller à Londres pour acheter un disque.
Jean-Pierre : Oh bah je ne sais pas moi mais c’est… il faut demander au disquaire là ce qu’ils font là.
Bernard Lenoir : Bon c’est bien, Bourgie Bourgie. Bon on ne… on ne passe pas de message personnel dans cette émission, enfin généralement, mais là il y a quand même deux mots à dire… je ne sais pas quoi au juste mais il faut que je dise deux mots à Bill Duncan. Hein, c’est un des musiciens de Schleimer K, c’est de la part de Michelle. Bah voilà. C’est fait.

[31:49]
Bernard Lenoir : « Hope Deep Inside », Schleimer K à qui on va souhaiter bonne chance avec ce 30 centimètres, je pense que c’est le premier non ?
Jean-Pierre : C’est le premier oui, oui.
Bernard Lenoir : Il y a eu un 45 tours ou deux jusqu’à présent…
Jean-Pierre : Oui c’est ça.
Bernard Lenoir : Des habitués de Feedback Schleimer K, ils viennent souvent nous voir avec leur cassette, ils nous font écouter, ils nous demandent si c’est bien, si ça pourrait marcher éventuellement et tout. Ben là j’ai l’impression que ça va marcher, hein, si tout l’album est comme ça, youpi, c’est parti pour Schleimer K.

[35:10]
Bernard Lenoir : Une espionne qui venait du froid. Même cas de figure pour… pour Virna Lindt, hein, que pour Schleimer K. Une habituée de Feedback, on écoutait beaucoup ses premiers 45 tours au tout début de l’époque compact disc, il y avait Mary Wilson également, hein, tu te souviens de ça Jean-Pierre ? Mary Wilson qui a changé de look, tu as vu ? Elle n’a plus son… sa choucroute sur la tête, hein. Elle est mignonne, elle a… elle a réussi à perdre quelques kilos.
Jean-Pierre : Quelques kilos.
Bernard Lenoir : C’est vrai ! Non je ne dis pas ça méchamment parce que c’est vrai qu’elle avait des problèmes de poids et… ben là ça y est, c’est… toute belle, hein. On attend son 45 tours très très vite. Virna Lindt, il s’agit d’un… d’un album. Mais je vous reparlerai de tout ça car il faudrait conclure avec une dernière nouveauté. Jean-Pierre c’est quoi ?
Jean-Pierre : Everything But The Girl.
Bernard Lenoir : Et oui ! Here we go.

[38:35]
Bernard Lenoir : Et voilà la tendance… anglaise une fois de plus qui se précise dans le style Jazzy, Style Council et puis aussi Sade. C’est vrai que ça ressemble, hein.
Jean-Pierre : À fond même.
Bernard Lenoir : Pas possible le nom de ce groupe par exemple : Everything But The Girl.
Bernard Lenoir : Merci Jean-Pierre pour toutes ces nouveautés.
Jean-Pierre : De rien.
Bernard Lenoir : À bientôt pour d’autres bonnes choses. On fait confiance de toute façon. Ok, salut et bonne nuit.

Les titres en vidéo

Laisser un commentaire