Mardi 1er Mars 1994 : Bernard Lenoir, Black Session 47 – The Posies

  Sessions

La playlist de l'émission

AuteurTitre
1Teenage FanclubGod Knows It's True
2Frank BlackLos Angeles
3The PosiesDefinite Door (Black Session 47, 01/03/1994)
4The PosiesWhen Mute Tongues Can Speak (Black Session 47, 01/03/1994)
5The PosiesI Am The Cosmos (Big Star cover) (Black Session 47, 01/03/1994)
6The PosiesLove Letter Boxes (Black Session 47, 01/03/1994)
7The PosiesFlavor Of The Month (Black Session 47, 01/03/1994)
8The PosiesEarlier Than Expected (Black Session 47, 01/03/1994)
9The PosiesSolar Sister (Black Session 47, 01/03/1994)
10The PosiesDream All Day (Black Session 47, 01/03/1994)
11The PosiesAny Other Way (Black Session 47, 01/03/1994)
12The PosiesBurn And Shine (Black Session 47, 01/03/1994)
13The PosiesHow She Lied By Living (Black Session 47, 01/03/1994)


Quelques références du soir

Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !

Album / SingleLabelAnnée
1God Knows It's True EPPaperhouse Records1990
2Frank Black4AD1993
3Frosting On The BeaterGeffen Records1993
4Frosting On The BeaterGeffen Records1993
5Feel EPPopLLama1992
6Frosting On The BeaterGeffen Records1993
7Frosting On The BeaterGeffen Records1993
8Frosting On The BeaterGeffen Records1993
9Frosting On The BeaterGeffen Records1993
10Frosting On The BeaterGeffen Records1993
11Dear 23Geffen Records1990
12Frosting On The BeaterGeffen Records1993
13Frosting On The BeaterGeffen Records1993


Écoutez Bernard Lenoir le 1er mars 1994


L’atmosphère du Studio 105 de la Maison de la Radio est, comme à son habitude, électrique et intime. Bernard ouvre la soirée avec son flegme légendaire : « Pas de panique, nous sommes là et bien là. À peine plus de trois jours après Magnapop, nous revoilà en direct de ce studio 105 pour une nouvelle Black Session. »
Lenoir, toujours soucieux de saluer ceux qui font vivre la musique au-delà de la capitale, ajoute : « Nous sommes ravis d’accueillir exclusivement nos auditeurs de province qui n’ont pas hésité à faire le déplacement. Je sais qu’il y en a qui viennent de très loin : Toulouse, Marseille… » Après avoir diffusé Teenage Fanclub et évoqué l’actualité de Frank Black, il lance enfin les hostilités : « On va passer aux choses sérieuses, ici même au studio 105. Je vous demande d’accueillir comme il se doit Jon, Ken, Mike et Dave : The Posies ! »

Seattle au-delà du Grunge

Si The Posies viennent de Seattle, Lenoir s’empresse de préciser qu’ils s’éloignent des clichés boueux du grunge pour s’inscrire dans « la grande tradition de la pop music avec l’énergie d’aujourd’hui. » Le groupe attaque avec “Definite Door”, un morceau qui pose immédiatement les bases de leur son : des guitares rageuses tempérées par les harmonies vocales angéliques de Jon Auer et Ken Stringfellow.
Le concert s’enchaîne avec une intensité rare. Le public, conquis, exulte sur “When Mute Tongues Can Speak”. Entre les morceaux, Lenoir ne cache pas son plaisir face à l’enthousiasme de la salle : « La province à la hauteur de mes espérances ! Chaude ambiance ce soir au 105 pour cette Black Session. »

Un hommage aux maîtres

Le moment émotionnel du set survient lorsque le groupe entame une reprise de “I Am The Cosmos” de Chris Bell (fondateur de Big Star). C’est un clin d’œil direct au conducteur de l’émission, grand admirateur du groupe culte de Memphis. Lenoir commente : « Une petite attention tout à fait sympathique à mon égard de la part de Jon pour ce “Cosmos” de Chris Bell. »
La seconde moitié du concert est un défilé de “tubes” alternatifs. “Flavor Of The Month” et “Solar Sister” démontrent la capacité du groupe à composer des mélodies imparables sous une couche de distorsion électrique. Le groupe termine en apothéose avec “Burn And Shine” et “How She Lied By Living”, laissant le Studio 105 dans un état de transe mélodique.

“Bye-bye mes petits inrockuptibles”

Alors que les derniers larsens s’estompent, Bernard Lenoir reprend le micro pour conclure la diffusion de cette 47ème session, visiblement comblé par la performance des Américains et la ferveur du public : « La province est beaucoup plus excitée… il n’y a pas de comparaison. J’ai déjà dit qu’ils étaient trop gâtés, mes petits Parisiens. »
Il rend l’antenne avec sa signature habituelle, promettant de nouvelles découvertes : « Bye-bye les Posies, bye-bye mes petits inrockuptibles qui m’écoutaient dans le poste. On se retrouve dès demain, 21h, sur Inter. » Cette Black Session reste, pour beaucoup, l’un des sommets de la power-pop capturé sur les ondes françaises.

Les titres en vidéo

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