Vendredi 28 Janvier 1994 : Bernard Lenoir, Black Session 43 – Martin Newell

  Sessions

La playlist de l'émission

AuteurTitre
1Cocteau TwinsBluebeard
2SuedeStay Together
3Martin NewellShe Rings The Changes (Black Session 43, 28/01/1994)
4Martin NewellThe Greatests Living Englishman (Black Session 43, 28/01/1994)
5Martin NewellWe'll Build A House (Black Session 43, 28/01/1994)
6Martin NewellBefore The Hurricane (Black Session 43, 28/01/1994)
7Martin NewellThe Jangling Man (Black Session 43, 28/01/1994)
8Martin NewellA Street Called Prospect (Black Session 43, 28/01/1994)
9Martin NewellThe Green-Gold Girl Of The Summer (Black Session 43, 28/01/1994)
10Martin NewellJulie Profumo (Black Session 43, 28/01/1994)
11Martin NewellStraight To You Boy (Black Session 43, 28/01/1994)


Quelques références du soir

Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !

Album / SingleLabelAnnée
1Bluebeard EPFontana1994
2Stay Together EPNude Records1994
3The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
4The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
5The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
6The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
7The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
8The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
9The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993
10Songs For A Fallow LandCaptured Tracks1985
11The Greatest Living EnglishmanPipeline Records1993


Écoutez C’est Lenoir du 28 janvier 1994

Vendredi prochain, 2ème anniversaire des Black Sessions avec au programme 4 groupes. Pour gagner des places (pas d’invitation à retirer), indiquer quels seront ces groupes invités, grâce aux indices dans les Libération de demain samedi, mardi et vendredi prochains.
43ème black session avec Martin Newell et ses musiciens : Louis Philippe; Nelson, le bassiste de New Model Army ; Gary (Stone), le batteur ; Tiavy (Tetlow), le deuxième guitariste ; Captain Sensible.
Dès “She Rings The Changes”, l’ambiance s’installe ; le micro capte à la fois la voix du musicien et les chuchotements de la salle, et Lenoir, fidèle maître de cérémonie, jauge l’artiste avec malice en évoquant son petit haut de forme. La répartie de Newell — mi-dandy, mi-provocateur — place tout de suite la soirée sous le signe d’un théâtre pop intime.
La suite du set confirme l’ampleur de l’événement : la version de “The Greatest Living Englishman” sonne comme une déclaration, et Lenoir en profite pour rappeler la trajectoire discographique de Newell et la réédition qui a permis cette redécouverte. L’animateur note, avec regret charmant, les absences annoncées — Partridge notamment — et salue la présence de figures comme Captain Sensible, Nelson (de New Model Army), Louis Philippe et les autres musiciens qui épaulent Newell. Sur “We’ll Build A House”, le public reprend son souffle : entendre ce morceau en direct, depuis le studio 105, devient un moment de partage rare.
L’énergie monte quand Captain Sensible entre en scène ; son allure de saltimbanque et ses gestes théâtraux ajoutent une touche de folie contrôlée. À la fin de “Before The Hurricane”, Lenoir évoque la tenue scénique du Captain, puis, au fil de “The Jangling Man”, note la montée en puissance du groupe et la joie manifeste qui traverse la régie. Le point d’orgue visuel arrive avec “The Green-Gold Girl Of The Summer” : ce qui commence comme un poème se transforme en numéro psychédélique, ponctué par une petite danse de Newell et un déchaînement de la part du Captain, guitariste jusqu’au bout des extravagances. Lenoir confesse sa crainte amusée d’un incident scénique, mais la soirée reste miraculeusement intacte.
Après “Julie Profumo”, Newell choisit la solitude du dernier geste et expédie ses musiciens hors scène pour achever la session en duo voix-guitare avec lui-même ; le dépouillement de “Straight To You Boy” ramène l’auditeur à l’essentiel. Lenoir conclut avec élégance fraternelle depuis le studio Charles Trenet, remerciant, et laissant planer l’attente du week-end ; il reste sur place avec Newell, comme pour prolonger l’instant. Cette 43e Black Session garde la trace d’un équilibre fragile entre révérence pour les chansons et liberté scénique, entre tendresse pour l’héritage sixties et désir d’invention, offrant au public une expérience à la fois nostalgique et vivante.

Les titres en vidéo

'Bluebeard' by Cocteau Twins features on their 1993 album 'Four-Calendar Café'.

Listen to 'Four-Calendar Café' in full here: https://cocteautwins.ffm.to/fourcalendarcafe

Official Cocteau Twins Instagram: https://www.instagram.com/cocteauofficial/

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