Mercredi 6 Décembre 2000 : Bernard Lenoir, Pierre Rougean (Statics)

  Invites

La playlist de l'émission

AuteurTitre
1StaticsRester Ici
2MorganFlying High
3StaticsMon Coeur
4Day OneTruly Madly Deeply
5Autour De LucieLe Salon
6Tom McRaeYou Cut Her Hair
7StaticsVéra
8dEUSPut The Freaks Up Front
9Statics L'Homme


Quelques références du soir

Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !

Album / SingleLabelAnnée
1Ce Soir Je RêveSmall2001
2OrganizedSource2000
3Ce Soir Je RêveSmall2001
4Ordinary ManVirgin2000
5Faux MouvementLe Village Vert2000
6Tom McRaeDB Records2000
7Ce Soir Je RêveSmall2001
8The Ideal CrashIsland Records1999
9Ce Soir Je RêveSmall2001


Écoutez Bernard Lenoir le 6 décembre 2000

Bernard Lenoir reçoit Pierre Rougean pour la sortie de son 2ème album “Ce Soir Je Rêve”.

Déroulé de l’enregistrement

(00 :11)
Musique : Statics – Rester Ici

(03 :19)
Bernard Lenoir : Je vais finir par y prendre goût, hein, comme ça improviser mes programmes avec des amis de passage. Pierre Rougean ce soir. Salut mon garçon.

Pierre Rougean : Salut.

Bernard Lenoir : Ça faisait quelques temps déjà qu’on s’était perdu de vue ?

Pierre Rougean : Oui, ça fait pratiquement un an.

Bernard Lenoir : Le temps d’aller enregistrer un deuxième album avec les Statics. Je dis « les » Statics parce que je crois…

Pierre Rougean : …je crois qu’il n’y a plus que toi qui le dises.

Bernard Lenoir : Les Statics c’est toi, quoi, hein, en gros ?

Pierre Rougean : Voilà. C’était la liberté que je m’étais donnée au début : donner un nom de groupe mais pouvoir faire ce que je veux derrière, quoi.

Bernard Lenoir : Alors, ça fait déjà quelques temps que je programme des extraits de cet album qui sort quand finalement ?

Pierre Rougean : Le 3 janvier.

Bernard Lenoir : Le 3 janvier. Donc j’ai une petite avance là-dessus. Et j’ai quand même été étonné, j’ai pas été le seul je crois, par la production, qu’est ce qui s’est passé tout d’un coup, là ?

Pierre Rougean : Mais j’ai acheté un producteur pour l’album et je crois que ça, ça y a fait.

Bernard Lenoir :  Alors j’avais repéré, je sais plus, dans un article où on parlait de Steve Merritt, tu sais je te demandais si t’as…, parce que tu continues à acheter, écouter autant de musique je suppose ?

Pierre Rougean : Ouais.

Bernard Lenoir : Alors je t’ai demandé si t’avais écouté ce fameux triple album de Magnetic Fields.

Pierre Rougean : Pas encore.

Bernard Lenoir : Magnifique, magnifique. T’as pas encore eu le temps ? Alors il dit quelque chose d’intéressant et tu vas peut-être réagir par rapport à ça. Il dit : « Maintenant quand on allume la radio, on n’entend que la production au détriment des chansons elles-mêmes. Logique vu qu’elles sont merdiques, on n’a pas vraiment envie de chercher la perle mais plutôt d’apprécier l’incroyable, sublime et onéreuse production qui l’enrobe. Moi, je préfère que l’on écoute mon incroyable, sublime et onéreuse chanson tout court. Je n’ai pas pensé l’album en réaction à la musique ambiante mais l’idée s’est développée au cours de son écriture. Je regrette une certaine époque où il était encore possible d’allumer la radio et de tomber sur des morceaux surprenants. » Qu’est-ce t’en penses ?

Pierre Rougean : Oui ça c’est sûr, le filtre. Le filtre de la radio, c’est sûr que ça nous empêche d’écouter des choses très simples, authentiques et pleines de ressentis, mais la production, après sur les enregistrements d’albums, je crois qu’aujourd’hui ce n’est ni une facilité ni un luxe, c’est vraiment…

Bernard Lenoir : Toi, tu pensais que t’avais vraiment besoin d’un producteur et de…

Pierre Rougean : Non c’est surtout j’ai fait le premier album complètement tout seul…

Bernard Lenoir : …et ça avait été difficile ? T’as ramé un peu ?

Pierre Rougean : Je n’ai pas tellement ramé, c’est surtout que quand on fait un album tout seul, finalement on écrit les paroles, les musiques, puis finalement les arrangements, puis finalement on enregistre soi-même les instruments. Donc au bout du compte, on a entendu la chanson des milliers de fois pour faire les prises batteries, les prises basses, les pianos, les chœurs, les chants…

Bernard Lenoir : Tu n’as plus de recul ? C’est ça ?

Pierre Rougean : Voilà, il arrive un moment où la chanson c’est la millième fois qu’on l’écoute et on est en train de se dire : « est-ce que c’est bien ça que je veux faire ? Est-ce que ce n’est pas ça ? ». Et finalement on n’en sait plus rien parce qu’on entend des choses qui ne sont même plus dans ce qu’on a enregistré, on l’a entendu la veille mais ça n’y’est plus le lendemain. Bon donc au bout d’un moment, on ne sait plus trop où on en est. Prendre un producteur sur le deuxième album, c’était histoire de lui refiler toute cette pression à lui et de lui dire : « voilà moi ce que je veux faire c’est ça, je veux que ça sonne comme ça, je veux qu’on arrive là à la fin, maintenant t’as compris ça, moi je redeviens artiste musicien et débrouille-toi pour qu’on y arrive ensemble ».

Bernard Lenoir : Ouais, il a bien bossé. Bon, on a une petite heure devant nous pour parler de tout ça, de ce deuxième album des Statics, puis aussi écouter quelques bricoles parce que tu n’es pas venu les mains vides. J’ai l’impression que t’écoutes toujours la radio et peut-être même le programme de Lenoir le soir un peu…

Pierre Rougean :  La radio… Ton émission essentiellement, puis c’est encore à travers ça…

Bernard Lenoir : Se tenir au courant des nouveautés, des trucs comme ça… tu es toujours à l’affût, toujours attentif ?

Pierre Rougean : Voilà, c’est ça. J’ai peut-être moins de temps d’aller à la Fnac et de zapper sur x disques. C’est vrai que là, et par la presse, et par la radio, avoir une présélection de choses intéressantes et puis aller finaliser ça à la Fnac, c’est ce que je fais aujourd’hui.

Bernard Lenoir : Donc tu m’as dit : « bon j’vais pas venir avec des nouveautés parce que la plupart des trucs, je les ai entendus chez toi la veille »…

Pierre Rougean : Les nouveautés, elles passent en boucle ici.

Bernard Lenoir : D’accord. Mais t’es quand même venu avec deux-trois trucs ?

Pierre Rougean : J’ai amené deux-trois trucs et essentiellement des disques que j’ai écoutés dans la dernière année et surtout un petit peu avant, un peu entre les deux albums, un peu avant d’enregistrer et c’est en même temps que tout ce que j’ai fait sur scène sur le premier album et toute l’évolution que j’ai eue moi en écoutant de la musique, c’est aussi des disques qui m’ont influencé pour faire ce deuxième album. Donc j’ai amené Morgan, j’ai amené Grandaddy, j’ai amené Day One, je pense qu’on si on a le temps on les écoutera.

Bernard Lenoir : Bon on pourrait commencer par Morgan d’ailleurs, ce n’est pas bête.

Pierre Rougean : D’accord.

(07 :19)
Musique : Morgan – Flying High

(10 :50)
Bernard Lenoir : Pierre Rougean, je parie que t’étais un fan des Papas et des Mamas.

Pierre Rougean : Ouais, j’adore.

Bernard Lenoir : Trop jeune pour les avoir connus à l’époque dans les années 60, mais t’as dû acheter leur disque et leur compile. Ça te plaisait cette musique ?

Pierre Rougean : Ouais, j’adore ça.

Bernard Lenoir : Musique du soleil.

Pierre Rougean : Ouais.

Bernard Lenoir : Bon enfin, le soleil ça te connaît d’ailleurs. J’ai remarqué que t’avais pas perdu ton petit accent de Toulouse. T’es toujours dans le coin ? Dans la
campagne quand même ? T’habites pas en ville ?

Pierre Rougean : Si, j’habite en ville, j’habite en ville maintenant.

Bernard Lenoir : En ville maintenant ? Ah moi je croyais que t’avais déménagé pour aller habiter un peu plus loin. Et alors, toujours aussi bien Toulouse ?

Pierre Rougean : Je sors toujours aussi peu de toute façon… Je reste pas mal chez moi à travailler et puis, j’ai pas mal d’occasions de venir ici. Avec le groupe et avec tous les concerts, on a pas mal l’occasion de voyager aussi. Donc pour l’instant Toulouse, j’y habite.

Bernard Lenoir : Bon, t’as fait pas mal de choses à Toulouse pour ce nouvel album, mais t’es quand même parti enregistrer en Angleterre.

Pierre Rougean : Oui, en fait j’ai fait comme pour le premier album toutes mes maquettes chez moi tout seul. Et ensuite donc j’ai rencontré un producteur, on a pas mal travaillé.

Bernard Lenoir : Alors c’est qui ce producteur ? C’est le petit-fils d’Elvis, c’est ça ?

Pierre Rougean : Exactement je crois que c’est le neveu d’Elvis Presley. C’est assez marrant. Je le savais pas au départ, bien que son nom, Daniel Presley, le laisse supposer mais bon il y en a tellement que j’étais pas très sûr.

Bernard Lenoir : Il y a un peu de la famille d’Elvis Presley aussi, enfin Presley il y en a pas mal.

Pierre Rougean : Et donc en fait, c’est quelqu’un qui a travaillé énormément en Amérique sur des petits projets et des projets un petit peu plus évolués.

Bernard Lenoir : Il a bossé avec Spain, je crois ?

Pierre Rougean : Ouais, il a produit les deux Spain, il a baigné un moment donné dans le milieu Breeders, Pixies. Il a fait Faith No More.

Bernard Lenoir : C’est une belle carte de visite, ça. Et toi t’es tombé sur lui comment ?

Pierre Rougean : C’est mon éditeur en fait. Mon éditeur, je lui avais demandé de rencontrer un certain nombre de personnes. J’avais sur la liste des gens comme Luke Haines ou autres qui étaient plus dans la catégorie pop, mais vu l’évolution que je donnais à l’album, on a essayé de chercher quelqu’un qui était plus axé sur le son et sur les guitares, qui avait aussi du coup la sensibilité quand même des cordes. Avec Spain j’étais rassuré. Et donc, en fait, en France je crois qu’il avait commencé à pré-produire deux ou trois titres de France Cartigny. Et en fait on s’est rencontrés, j’en avais rencontré d’autres mais on s’est rencontrés. Avec lui, ça s’est assez bien passé et puis il est venu à Toulouse. Et à Toulouse, chez moi on a dû passer deux jours à écouter tous les disques que j’ai chez moi en disant “ça j’aime ça, ça j’aime pas, et ça t’aimes bien, ouais ça j’aime bien mais là j’aime bien mais j’aime pas la batterie, là j’aime bien les guitares, là j’aime bien ça” et j’ai vu qu’il comprenait exactement ce que je disais, qu’il comprenait pourquoi j’aimais, pourquoi j’aimais pas. Je me suis dit “c’est un bon début”. Donc on s’est dit “on va faire des essais de pré-production”.

Bernard Lenoir : Et plutôt que de partir bosser avec lui aux États-Unis, vous avez préféré aller en Angleterre.

Pierre Rougean : En fait je suis allé par petites doses. Le premier album, j’ai tout fait tout seul chez moi, le deuxième je me suis dit “je vais travailler avec quelqu’un, on va faire une phase de pré-production chez moi, on va voir comment ça évolue et si ça va bien à ce moment-là on part où il veut, on va finaliser le projet” mais au moins au départ j’étais sûr qu’on allait rester dans ce que je voulais faire, ce que je souhaitais faire pour cet album.

Bernard Lenoir : Donc il n’y a jamais eu de problème.

Pierre Rougean : Et donc il n’y a pas eu de problème dans la pré-production. Donc après on a décidé, enfin c’est lui qui avait déjà travaillé dans un studio du sud de Londres au bord de la mer entre Brighton et Douvres…

Bernard Lenoir : chez Beauvallet ?,

Pierre Rougean : pas loin de chez Beauvallet. Et donc on est allés là-bas, et tout le travail qu’on a fait d’enregistrement, on l’a fait sur place là-bas.

(14 :11)
Musique : Statics – Mon Cœur

(18 :52)
Bernard Lenoir : Il persiste et il signe, Pierre Rougean de Statics qui disait à l’époque du premier album “je suis contre l’amateurisme à la Pierre de Coubertin, je veux toujours progresser, un jour je marque un but, le lendemain deux, le surlendemain quatre”. Et là tu nous le prouves quand même parce que c’est formidable. Et quelle ambition là tout d’un coup !

Pierre Rougean : Je sais pas, j’ai toujours été ambitieux, pas prétentieux mais ambitieux.

Bernard Lenoir : Ah mais c’est magnifique. Alors ces cordes, ça sort d’où comme ça ? J’ai même vu sur la pochette que tu avais fait les arrangements de cuivres, de… mais t’es l’homme à tout faire. Arrangement de cuivres, arrangement de cordes.

Pierre Rougean : Non, quand on est passionné et qu’on a du temps et que, ensuite on a une maison de disques pour l’instant, qui nous suit.

Bernard Lenoir : Ouais mais enfin. Reparle un peu d’où tu viens, t’es plutôt ingénieur au départ. T’es pas un musicien… Arrête de souffler comme ça au micro, tu vas nous faire sauter l’émetteur.

Pierre Rougean : J’ai arrêté tout ça en fait. J’ai arrêté tout ça. Dans un premier temps, j’avais arrêté en me disant “je fais un essai, je fais un album, je vois… je vois si je m’amuse, si ça me plaît et puis si le résultat en termes de critique aussi me flatte un peu et me dit vas-y continue, ça te plaît”. Donc je m’étais pris au jeu, je me suis dit bon mon côté ingénieur je l’arrête complètement et je passe beaucoup plus de temps à faire tout ça. J’ai aussi rencontré beaucoup plus de personnes, le fait de faire des concerts ça libère aussi pas mal les sensations musicales.

Bernard Lenoir : Alors les cordes c’est venu comment comme ça ? Il y avait des groupes qui t’ont… c’est Tindersticks ou des gens comme ça ? Je sais que tu les aimes bien.

Pierre Rougean : Je les aime bien. Mais je sais pas d’où ça me vient les cordes parce que chez moi, on n’écoutait pas forcément énormément de musique classique mais en fait le jour où j’ai entendu les Tindersticks, j’ai plus l’impression de me dire “merde il y a des gens qui ont fait des choses avant toi que tu voulais faire” et ça m’a plutôt fait râler et en fait, eux et Divine Comedy et plus tard The Auteurs. Chaque fois je me suis dit “mais c’est pas vrai ce truc que tu veux faire, que t’entends déjà depuis très longtemps, d’autres l’ont fait avant toi, il faut vraiment que tu te bouges les fesses”.

Bernard Lenoir : Mais là, t’as doublé tout le monde d’un coup d’un seul, là.

Pierre Rougean : Donc en fait voilà, sur le premier j’avais fait ça avec Nathalie au violoncelle, il y avait pas mal de parties violoncelle et sur le deuxième c’est un orchestre. On est allés à Budapest enregistrer ça avec un orchestre de musiciens caractéristiques du pays, habillés en espadrilles et en pantalons pattes d’eph, c’était assez tordant. Et des gens super professionnels. Rendez-vous au studio à 9h, à 9h01 tout le monde commençait à enregistrer.

Bernard Lenoir : Mais alors comment ça se passe ? Parce que tu écris les musiques ou pas ? Non ?

Pierre Rougean : Oui, j’écris les musiques et sur cet album-là, donc les cordes, on s’est partagé les arrangements avec le producteur. En fait, ce qu’on a fait c’est qu’on a tout fait chez moi. Moi, j’avais fait pas mal de choses avant qu’il arrive, il a complété tout ça en arrivant chez moi. On a fait les partitions ensemble. Maintenant, avec l’informatique, un ordinateur, on arrive à pouvoir transcrire tout ça en partition que peuvent lire les musiciens classiques.

Bernard Lenoir : Ah c’est ce que me disait Alison, Alison Goldfrapp – je crois que t’aimes beaucoup son album. Alors je lui ai posé la même question je lui ai dit “mais tu écris la musique et tout ?” Elle me dit “non pas du tout”.

Pierre Rougean : En fait quand on a une idée, on arrive à jouer cette idée-là sur un synthétiseur et l’ordinateur transforme toutes les intentions et toutes les notes qu’on a données sur le synthétiseur en partition.

Bernard Lenoir : Incroyable.

Pierre Rougean : Voilà. Donc du coup après un vrai musicien peut rejouer la vraie partie avec son vrai instrument.

Bernard Lenoir : Et tu peux donner ça à un orchestre, et ça roule

Pierre Rougean : Voilà, donc on est arrivés là-bas avec la liasse de partitions, tout le monde avait son pupitre et…

Bernard Lenoir : Combien de titres dans l’album avec l’orchestre ?

Pierre Rougean : Je crois qu’il y a sept titres avec l’orchestre.

Bernard Lenoir : Ah oui presque tout l’album donc.

Pierre Rougean : Voilà ouais pas mal de titres, alors des fois c’est que des interventions et des fois il y a une grosse part d’orchestration.

Bernard Lenoir : Bon on reviendra à cet album “Ce Soir Je Rêve” des Statics avec Pierre Rougean mais on continue avec ton petit programme parallèle, t’as choisi Day One. Ça, c’est pas une nouveauté mais c’est vraiment un des meilleurs disques de l’année, c’est clair.

(22 :35)
Musique : Day One – Truly Madly Deeply

(27 :11)
Bernard Lenoir : Day One avec un extrait de leur album. On n’en a eu qu’un jusqu’à présent. Tu les as vus sur scène Pierre ou pas ?

Pierre Rougean : Non jamais en fait, j’avais été déçu d’un concert retransmis sur le câble et donc du coup quand ils sont passés à Toulouse je n’étais pas allé les voir, je ne sais pas ce que ça donne.

Bernard Lenoir : Ben il fallait quand même mais je pense que ça a mis du temps à mûrir. Il avait un peu de problèmes avec son chant, avec sa façon de chanter, ce n’était pas tout à fait ça. Puis je crois la dernière fois que je les ai vus moi ça s’était largement amélioré mais enfin il y a, et surtout dans l’écriture, il y a quelque chose de formidable.

Pierre Rougean : Le disque est tellement bien que ça vaut le coup d’essayer.

Bernard Lenoir : Et c’est un peu, enfin je veux pas faire de comparaison parce que ça n’a rien à voir vos deux approches là mais c’est de plus en plus rare aujourd’hui, on retrouve ça un peu avec Goldfrapp aussi, c’est des albums que tu peux écouter de A à Z et t’as pas envie de sauter une plage voilà. Et Day One, ça a été vraiment un exemple cette année de l’album que tu peux écouter du début à la fin et à la limite, chaque titre peut devenir un single enfin ça fonctionne très très bien. Et je retrouve ça avec le tien.

Pierre Rougean : Mais tant mieux. Tant mieux parce qu’à la fois, ça reste aussi sur le format chanson, c’est-à-dire c’est pas non plus des albums concepts avec des chansons de 25 minutes. Donc ça reste des chansons mais c’est tant mieux si ça peut s’écouter en entier.

Bernard Lenoir : Ah bah oui je pense. Alors je me marre là j’ai un… le macho test, t’avais fait le macho test, t’as pas honte ? Le macho test. Alors il y a quand même une question qui est toujours d’actualité, je ne sais pas de quand ça date ça de…

Pierre Rougean : Oh ça doit dater du premier album.

Bernard Lenoir : Oula ça a presque deux ans. On te demandait si tu mangeais régulièrement du steak et tu répondais “oui pas pour être agressif, ni pour la ligne mais parce que tous les jours il me faut ma dose de viande”. T’es toujours du même avis ou maintenant, tu manges des spaghettis ?

Pierre Rougean : C’est un petit peu remis en question aujourd’hui bien que je crois que le mal soit fait. Mais c’est vrai, c’est bizarre, il y en a c’est la cigarette, moi c’est le steak.

Bernard Lenoir : Bon c’était juste un joke. T’as du temps là tu peux rester encore un peu avec nous ? Parce qu’après on aura l’occasion encore de jeter une oreille sur un ou deux titres de ton album et puis je ne sais pas, tu étais venu encore avec des choses intéressantes comme Deus, Grandaddy, t’as eu l’occasion de les voir ? Ils sont en tournée là en ce moment.

Pierre Rougean : Non jamais encore.

Bernard Lenoir : Ben il faut aller les voir. Alors là c’était le même problème qu’avec Day One au niveau du chant…

Pierre Rougean : Mais déjà sur le disque il est tout le temps faux donc j’imagine.

Bernard Lenoir : Il y avait un petit lézard mais ça s’arrange je crois aussi. Je voulais vous donner les dates de Grandaddy parce que comme il nous reste deux secondes, Soullier, avant de passer la pub j’avais un petit papier avec les… c’est pour voir s’ils passent dans ton coin là, tu redescends sur Toulouse ou pas ? Ben non raté mon vieux, le 8 à Lille, le 12 à Belfort, le 13 Grandaddy à Strasbourg et le 14 à Lyon. Tu es marron, ça sera pour une autre fois. On en reste là pour cette première partie de programme. Dans quelques instants, la pub et les infos, et on se retrouve tout de suite après avec Pierre Rougean des Statics.

(30 :04)
Voix 1 (Tabac) : L’assurance maladie et le CFES vous proposent de retrouver le docteur Anne Borgne, tabacologue. « Quand on expérimente un arrêt du tabac, on va ressentir des choses, on va vivre des difficultés. La fois d’après, on aura appris des choses et on saura par exemple que juste une cigarette, ça fait rechuter. On aura sa propre expérience qu’on utilisera pour parfaire l’arrêt d’après. Chaque tentative est une marche gravie vers le succès. Cet escalier qui mène vers l’arrêt, il y a des gens, il faut une grande marche, ça suffit. Et puis il y a des gens, il faut plein de petites marches. La rechute, c’est jamais un retour en arrière. On ne revient jamais au stade de fumeur heureux qui n’est pas décidé à arrêter, c’est-à-dire que même quand on rechute, on va très rapidement se redécider à arrêter. » Pour plus d’informations, Tabac Info Service : 0 803 309 310, 99 centimes la minute.

Voix 2 (Keno) : Vous connaissez le coucou ? Le cri-cri ? Le piou-piou ? Le aïe-aïe ? Mais si vous connaissez, c’est un petit singe. Mais vous ne connaissez pas le jackpot-jackpot du Keno. Le jackpot-jackpot est un jackpot de 2 millions de francs qu’on gagne en plus du jackpot habituel. C’est tentant. Imaginez : Bora-Bora…

(31 :17)
Musique : Autour De Lucie – Le Salon

(36 :07)
Bernard Lenoir : Le Salon d’Autour de Lucie. Pierre Rougean voilà une chanson que tu aurais pu écrire pour les Statics, ces petites chroniques de la vie ordinaire comme ça.

Pierre Rougean : Ouais c’est assez marrant parce que c’est ce que Philippe Desanne m’avait dit quand je lui avais dit c’est la chanson que je préfère il m’avait dit “ben oui c’est ma chanson de Pierre Rougean”.

Bernard Lenoir : Bah ouais tout à fait ton style.

Pierre Rougean : C’est marrant.

Bernard Lenoir : Alors demain à l’Elysée Montmartre grande première. Enfin je sais pas si c’est une grande première mais bon Autour de Lucie joue avec un orchestre, orchestre à cordes. C’est toi qui leur as filé l’idée ?

Pierre Rougean : Non plus non c’est pas moi. Je crois que c’est plutôt l’inverse. Je crois qu’Autour de Lucie… j’apprécie énormément ce qu’ils font et je trouve qu’ils sont assez respectables dans leur démarche ça fait trois albums pour un groupe pop français avec les mêmes membres ça me paraît respectable.

Bernard Lenoir : Tu leur as filé des combines pour l’orchestre en question ? C’est celui de Budapest ou…

Pierre Rougean : Non je crois qu’ils ont absolument besoin d’aucune combine je crois qu’ils ont d’ailleurs travaillé avec le gars qui travaillait avec les Tindersticks pour enregistrer les cordes de l’album j’ai oublié son nom juste là mais je crois qu’il s’appelle…

Bernard Lenoir : C’est des Français je crois qui seront avec eux demain.

Pierre Rougean : Ian Caple voilà c’est Ian Caple qui a dirigé les cordes et je crois qu’ils ont dû avoir suffisamment de tuyaux avec…

Bernard Lenoir : …Caple pour trouver ce qu’il fallait demain pour ce concert exceptionnel à l’Elysée Montmartre. Puis de toute façon Autour de Lucie ils sont en tournée donc à vous de voir avec en première partie Tom McRae on allait oublier le principal parce que quand t’es arrivé tout à l’heure quasiment la première chose que tu m’as dite c’est ça “Tom McRae, est-ce que t’as un album ? Qu’est-ce que c’est ?”.

Pierre Rougean : J’ai adoré… j’ai adoré le seul titre que j’ai entendu pour l’instant que t’as passé la semaine dernière ou il y a une dizaine de jours, je trouve vraiment c’est le premier disque que je vais aller acheter en rentrant à Toulouse.

Bernard Lenoir : Bon on va l’écouter d’ailleurs tiens.

(36 :41)
Musique : Tom McRae – You Cut Her Hair

(39 :22)
Bernard Lenoir : Tom McRae toujours en France après avoir assuré les premières parties de Françoiz Breut aux Transmusicales de Rennes. Il sera donc demain à l’Elysée Montmartre avec Autour de Lucie. Pierre Rougean tu vas y aller ? Non ?

Pierre Rougean : Malheureusement non je repars… je rentre en même temps.

Bernard Lenoir : Ah d’accord c’est dommage parce que c’est vraiment l’occasion ou jamais. J’aimerais que tu me dises deux mots de ton site parce que je crois qu’il se passe pas mal de choses sur ce site des Statics. Et puis, encore une petite avant-première, là j’ai sous forme de petit livret, de fascicule, tout ce qui va se passer sur ce site à propos de cet album. C’est une sorte de jeu de piste comme ça entre un couple…

Pierre Rougean : Ouais.

Bernard Lenoir : Un static avec T-I-C et une statique Q-U-E et puis je sais pas… oui oui c’est ça c’est un petit jeu de piste qui renvoie à tous les titres de l’album, c’est assez rigolo.

Pierre Rougean : C’est une forme qu’on a voulu mettre dans un premier temps, qu’on a voulu donner aux premières personnes qui reçoivent le disque comme toi et puis qui sera aussi sur le site Internet. En fait, c’était un moyen de faire connaître un peu les titres des chansons et le contenu des chansons aux premières personnes qui allaient découvrir le disque et puis comme il y a une forme un petit peu ludique, sur le site Internet il y aura une partie où on pourra selon si on est une fille ou un garçon tourner les pages de façon différente et se rendre d’une page à l’autre en fonction de si on répond A, B ou C à telle situation.

Bernard Lenoir : Oui, c’est deux individus comme ça, une petite histoire, et qui risquent de de se rencontrer. Par exemple je lis, je peux ou pas ? (Pierre acquiesce). Alors “Je ne vais pas pouvoir finir mon assiette, je suis là en face d’elle, noué par l’angoisse, c’est tout juste si les mots qu’elle prononce ont un sens pour moi, ses yeux me mangent, son sourire me dissout, ses traits ne sont pas parfaits mais elle irradie tellement que je la remarque à peine. Vera dégage un tel charme qu’au moment où j’ai vu s’encadrer sa petite silhouette sur le seuil du restaurant, j’ai su que je ne m’en déferais plus. Je ne sais plus où j’en suis, la foudre m’est tombée dessus, je suis à la fois terrorisé et ravi”. Et ça nous renvoie à la page 6 et la page 6 c’est Vera.

(41 :16)
Musique : Statics – Véra

(45 :35)
Bernard Lenoir : Voilà c’était la petite Vera. J’ai marché dessus un peu à la fin du morceau, excuse-moi Pierre ! Mais bon c’est comme ça. Comment ça se passe pour tes textes ? Ça vient facilement ou tu prends des petites notes sans arrêt ou…

Pierre Rougean : Ben en fait ouais je… que ce soit musique ou paroles en fait, je me dis pas attention il va falloir faire un Xième album donc maintenant il faut s’y mettre, etc… En fait je travaille un petit peu tous les jours. Je crois que j’ai des dizaines et des dizaines de petits démarrages d’histoires que j’ai envie de raconter.

Bernard Lenoir : Et tu travailles toujours pour toi, dans un objectif d’enregistrer ces chansons ou t’as de temps en temps envie de… je me souviens que tu voulais écrire pour d’autres, tu aurais bien aimé écrire pour d’autres à un moment.

Pierre Rougean : Ouais et je crois que avant d’écrire, avant d’avoir la prétention d’écrire pour d’autres, je crois qu’il faut essayer peut-être de faire à peine un peu ses preuves soi-même, montrer qu’on arrive quand même à ficeler une chanson qui tient la route. Et je suis assez content parce que justement entre les deux albums, mon éditeur m’a proposé de commencer à écrire trois ou quatre titres pour une jeune artiste qui avait apparemment débuté avec un ou deux singles potentiels et qui voulait avoir d’autres titres pour son album. Donc ça c’est des choses qui sont en cours. Il a reçu ça récemment et c’est une chose que je vais essayer de multiplier le plus possible. Et sinon quand j’écris, c’est plutôt moi j’écris parce que c’est à la fois une envie, un besoin quotidien j’écris des couplets, des refrains, des idées, des textes et puis un jour quand je me dis bon ben maintenant il faut…

Bernard Lenoir : Tu mets tout ça en place, petite tambouille.

Pierre Rougean : Voilà c’est ça je reprends un petit peu tout et je mets tout en ordre.

Bernard Lenoir : Bon Pierre, on va se dépêcher parce que l’heure tourne. Tu le sais, une heure ça passe très très vite. J’aimerais bien qu’on écoute encore un titre de ton nouvel album des Statics et puis aussi qu’on revienne sur ces disques que tu voulais passer absolument. Deus par exemple.

Pierre Rougean : Ouais Deus.

(47 :16)
Musique : dEUS – Put The Freaks Up Front

(51 :50)
Bernard Lenoir : Pierre Rougean, deux mots sur Deus. Si tu les as choisis, c’est pas pour rien.

Pierre Rougean : Ben oui je crois que ça a été un des bons albums de l’an passé. Je crois que d’ailleurs même les choix des Inrocks et des lecteurs s’étaient portés aussi sur celui-là, sur leur…

Bernard Lenoir : C’est un groupe qui se bonifie sans arrêt là.

Pierre Rougean : Ouais ouais et ça fait c’est pareil c’est comme ce que tu disais tout à l’heure sur Goldfrapp ça fait partie des albums que t’écoutes d’un bout à l’autre

Bernard Lenoir : Il n’y a rien à jeter. Bon. On va se quitter ! Avant de se quitter, on va quand même écouter un dernier extrait du deuxième album des Statics “Ce soir je rêve” qui sort début du mois de janvier. On en profite pour dire que tout ce qu’on a raconté, il y aura également des CD à gagner sur notre site. Mais que le tien par contre, c’est plus du tout la même adresse qu’à l’époque du premier album.

Pierre Rougean : Non en fait j’étais à l’époque abrité gentiment par Sony et là ils m’ont offert un site tout neuf qui sera statics-music.com et donc qui sera en ligne au moment de la sortie de l’album peut-être un petit peu avant.

Bernard Lenoir : Et le petit jeu de piste tout ça dont je parlais tout à l’heure ?

Pierre Rougean : On l’y retrouvera dessus voilà.

Bernard Lenoir : À partir du mois de janvier, à la sortie du disque. Bon, on va terminer avec le « chasser le naturel, il revient au galop » quand même parce qu’il y a une… j’allais dire une chanson engagée, pas tout à fait, mais qui te resitue dans ton approche un peu scientifique. Tu as fait des études justement sur l’écologie.

Pierre Rougean : Oui.

Bernard Lenoir : Et notamment tu t’es occupé pendant longtemps de gestion et d’aménagement de la planète. Alors est-ce que pour toi c’est quelque chose qui t’intéresse toujours ? C’est un problème vraiment d’actualité plus que jamais. Est-ce que tu crois que ça s’est arrangé ou que c’est de pire en pire ?

Pierre Rougean : Non justement je crois que si j’y suis revenu à travers un texte, peut-être qu’on peut trouver engagé de l’extérieur, c’est parce que j’ai eu l’impression qu’à un moment donné, surtout avec les changements politiques et le poids que prenaient les partis politiques qui s’occupent un peu de ça donc les Verts, je pensais qu’il y avait peut-être des réglementations et des choses qui allaient se mettre en place ou en tout cas s’appliquer davantage que ça ne l’était à l’époque où je travaillais dans ce milieu-là. Et j’ai l’impression que depuis que j’ai quitté, (c’est peut-être pour ça d’ailleurs) depuis que j’ai quitté ce milieu-là, c’est tous les jours une nouvelle histoire, une nouvelle aventure du mec qui se fait plein de fric sur le dos des autres et en polluant la planète. Donc c’est, je sais pas ça moi ça me fait vraiment flipper pour l’avenir pour peut-être les enfants qu’on aura ou qu’on n’aura pas mais en tout cas…

Bernard Lenoir : Et tu regrettes plus de, tu regrettes pas de ne pas pouvoir te battre justement dans  ce domaine-là qui t’était cher ?

Pierre Rougean : Mais je crois que j’ai changé de parti, c’est-à-dire qu’au lieu de me battre au quotidien concrètement et peut-être même contre ces gens qui ne font pas appliquer les lois, à travers une chanson, je donne aussi mon point de vue et ça peut motiver peut-être autant de gens et puis j’ai dans ma famille mes parents qui se sont énormément battus pour ce type de choses, ils se sont battus pour deux donc je leur fais confiance.

(54 :28)
Musique : Statics – L’Homme

(59 :10)
Bernard Lenoir : Pierre Rougean pour les prochains concerts des Statics je pense que ça va arriver vers le printemps, on aura droit au grand orchestre de Budapest avec ou pas ?

Pierre Rougean : Alors ça sera quelques fois dans des cas un petit peu exceptionnels parce qu’il faut à la fois la salle qui va avec et les moyens qui vont avec.

Bernard Lenoir : On en reparlera. Merci pour cette visite le Toulousain.

Pierre Rougean : Ben merci à toi merci de m’avoir reçu et je te donnerai quelques nouvelles.

Bernard Lenoir : À bientôt. L’album des Statics “Ce soir je rêve” dans les bacs début janvier. Salut à tous, à demain avec Hugo Casavetti.

(59 :44)
Bernard Lenoir : France Inter 22h30 le journal Véronique Julia bonsoir.

Véronique Julia : Bonsoir, Nice en état de siège à la veille de l’ouverture du sommet européen, la ville a été envahie cet après-midi par deux immenses cortèges de manifestants.D’un côté les syndicats, de l’autre, les militants anti-mondialisation, tous réunis autour d’un même combat : il faut défendre l’Europe sociale.

Michel Roussin est libre. L’ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac a quitté aujourd’hui la prison de la santé. Il reste placé sous contrôle judiciaire.

Pour la première fois, le gouvernement prend la mesure du drame des femmes battues. Une enquête rendue publique aujourd’hui révèle qu’une femme sur dix est victime de violence conjugale.

La commune de Mesquer en Loire-Atlantique a perdu son combat contre le groupe Total. Le tribunal de commerce de Saint-Nazaire refuse de considérer le fuel de l’Erika comme un déchet, la commune demandait réparation.

Dans ce journal également, retour sur la victoire en ski alpin de Régine Cavagnoud dans le super-G de Val-d’Isère ce matin.

Des nouvelles aussi en football du PSG qui affrontait ce soir le Galatasaray en Ligue des champions.

Nice capitale de la contestation sociale. Alors que s’ouvre demain le sommet européen consacré à la réforme des institutions, des dizaines de milliers de manifestants ont investi aujourd’hui les rues de la ville, des manifestants en ordre dispersé. Il y avait en fait deux cortèges mais réunis autour d’une même revendication : il faut sauver l’Europe sociale et ne pas oublier le sort des citoyens. Le premier cortège réunissait des militants syndicaux venus de toute l’Europe, le deuxième des militants anti-mondialisation. Côté syndicat, le gros de la troupe était formé par des Français Nicole Notat, Marc Blondel, ou encore Bernard Thibault. On y croisait aussi des syndicalistes venus de toute l’Europe à l’image de Vilfrid un Luxembourgeois interrogé par Dominique André.

Vilfrid : C’est l’OGBL la Confédération Syndicale Indépendante du Luxembourg c’est le premier syndicat luxembourgeois.

Dominique André : Vous manifestez pourquoi vous aujourd’hui ?

Vilfrid : Pour l’Europe sociale pour l’Europe des travailleurs et contre la charte qui est en train d’être mise en place.

Dominique André : Vous ne voulez pas du tout de cette charte ?

Vilfrid : On veut bien une charte mais une charte qui soit adaptée, je dirais pour les citoyens pour les travailleurs c’est tout. Un texte qui prenne en compte les aspirations des travailleurs et des citoyens de l’Europe.

Dominique André : Et pas question de repartir de Nice sans rien ?

Vilfrid : Ah on est venus pour ça et on redescendra dans la rue s’il le faut.

Véronique Julia : Voilà pour les syndicats. Du côté des manifestants anti-mondialisation même combat écoutez plutôt ce qu’en dit Marie-Hélène militante d’Attac au micro de Daniel Deloit.

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