La playlist de l'émission
| Auteur | Titre | |
|---|---|---|
| 1 | Morrissey | We'll Let You Know |
| 2 | Morrissey | The National Front Disco |
| 3 | Devo | Jocko Homo |
| 4 | Chemical People | Miami Blues |
| 5 | The Fatima Mansions | ?inconnu? |
| 6 | The Pale Saints | Blue Flower ( Slap Happy cover) |
| 7 | Teenage Fanclub | I Don't Know |
| 8 | Aztec Camera | Spanish Horses |
| 9 | The Housemartins | The People Who Grinned Themselves To Death |
| 10 | Bang Bang Machine | Geek Love |
Quelques références du soir
Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !
| Album / Single | Label | Année | |
|---|---|---|---|
| 1 | Your Arsenal | His Master's Voice | 1992 |
| 2 | Your Arsenal | His Master's Voice | 1992 |
| 3 | Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! | Virgin | 1978 |
| 4 | Soundtracks | Cruz Records | 1991 |
| 5 | Bertie's Brochures | Kitchenware Records | 1991 |
| 6 | In Ribbons | 4AD | 1992 |
| 7 | Bandwagonesque | Creation | 1991 |
| 8 | Spanish Horses EP | WEA | 1992 |
| 9 | The People Who Grinned Themselves To Death | Chrysalis | 1987 |
| 10 | The 'Geek' EP | Jimmi Kidd Rekordz | 1991 |
Écoutez C’est Lenoir du 28 juillet 1992
Avec Bruno Rossignol.
Repérage FNAC de la semaine : « Your Arsenal » de Morrissey.
L’enregistrement ouvre avec Morrissey en repérage FNAC : « We’ll Let You Know » puis « The National Front Disco ». Deux titres qui résument bien le personnage à cette période : crooner tourmenté, entouré d’un groupe rock affûté, et au milieu, des textes qui frottent volontiers là où ça dérange. Lenoir et Rossignol replacent ces chansons dans leur contexte et évoquent les polémiques.
Puis changement radical d’ambiance avec Devo et « Jocko Homo » : manifeste new wave décalé, quasi dada, où le groupe américain tord le rock en forme de slogan absurde. Arrivent Chemical People avec « Miami Blues », court uppercut punk aux guitares râpeuses et au tempo pressé. Ce premier bloc donne le ton : ça circule entre les époques, les scènes, les continents, sans jamais perdre le fil.
Après les infos de 22h, on bascule dans la dernière demi-heure de l’émission, plus flottante, plus rêveuse, mais tout aussi marquée par l’ADN indé. Pale Saints reprennent « Blue Flower » de Slapp Happy, et le titre devient un classique shoegaze : guitares en nappes, voix fantomatique, mélancolie diffuse. Teenage Fanclub enchaîne avec « I Don’t Know », pop guitare radieuse, mélodies en soleil couchant, parfait trait d’union vers Aztec Camera et « Spanish Horses », plus acoustique, plus délicat, qui introduit une forme d’élégance folk au cœur du set. Les Housemartins avec « The People Who Grinned Themselves To Death » ramènent un versant plus social, sous couvert de refrains entraînants : la pop comme cheval de Troie politique, exactement le genre de choses que Lenoir aimait souligner à l’antenne. Enfin, Bang Bang Machine et « Geek Love » referment l’émission sur une note presque culte : morceau long, hypnotique, étrange, entre spoken word, guitares planantes et poésie un peu tordue. Un choix parfait pour conclure : pas un tube, mais un titre qui marque, qui intrigue, qui donne envie d’en savoir plus. C’est tout l’esprit de cette soirée du 28/07/1992 : une émission où Bernard Lenoir et Bruno Rossignol tracent des lignes invisibles entre les disques, et offrent aux auditeurs de nuit une bande-son à la fois exigeante, accessible et profondément personnelle.
Note : Il manque les 45 premières minutes de l’émission, les infos de 22h et le titre des Fatima Mansions, évoqué par Lenoir, diffusé avant les Pale Saints.
l’archive de Guy
