La playlist de l'émission
| Auteur | Titre | |
|---|---|---|
| 1 | Maurice Fulton | My Gigolo |
| 2 | Mike Ladd | Foxwoods |
| 3 | Bolz Bolz | Take A Walk (Dima Remix) |
| 4 | Osaka | A Think Within A Think |
| 5 | Pulseprogramming | To The Expert Eye Alone |
| 6 | Memory Boy | There Is No Electricity |
| 7 | Erot | Song For Annie |
| 8 | Sensorama | Digital Rheinfahrt |
| 9 | Fennesz | Shisheido |
| 10 | Tiefschwarz | Acid Soul |
| 11 | Aphex Twin | Avril 14th |
Quelques références du soir
Toutes les références ne sont pas renseignées, souvent par manque de temps. Il s'agit principalement des disques-supports passés dans l'émission : single, album, compilation ... Libre à vous de compléter dans les commentaires !
| Album / Single | Label | Année | |
|---|---|---|---|
| 1 | Why Put Me Through It | Transfusion | 2001 |
| 2 | Vernacular Homocide | Ozone Music | 2001 |
| 3 | Take A Walk (Remixes) | UCMG France | 2001 |
| 4 | Compilation "Variable Access" | Active Suspension | 2001 |
| 5 | 1 of 2 in 1000 EP | Aesthetics | 2001 |
| 6 | Tangent 2002 : Disco Nouveau | Ghostly International | 2002 |
| 7 | Discfunction Records Compendium Volume One | Disfunction Records | 2001 |
| 8 | Projektor | Ladomat 2000 | 2001 |
| 9 | Endless Summer | Editions Mego | 2001 |
| 10 | RAL9005 | Four Music | 2001 |
| 11 | Drukqs | Warp Records | 2001 |
Écoutez C’est Lenoir du 8 Novembre 2001
Pour ce rendez-vous bimensuel, Ivan Smagghe explore l’actualité des musiques électroniques. L’émission débute par un bilan du festival Mix Move, marqué par des difficultés budgétaires malgré une programmation de qualité, et se projette vers des Transmusicales de Rennes désormais presque exclusivement consacrées à l’électro.
Ivan Smagghe présente ensuite une sélection éclectique illustrant la vitalité de la scène internationale et française. Il met en lumière des artistes discrets comme Mike Ladd et souligne le succès à l’exportation de la techno française « provinciale » (Dijon, Grenoble), très prisée en Allemagne. Le duo explore des labels indépendants tels qu’Active Suspension ou Mego, oscillant entre minimalisme lo-fi, activisme intellectuel et expérimentations sonores, à l’instar de l’album de Fennesz.
La discussion aborde également la tendance du « revival eighties » et rend hommage au producteur norvégien Erot, disparu prématurément. Enfin, l’émission évoque l’actualité de New Order à l’Olympia et la mélancolie d’Aphex Twin. À travers ce panorama, les deux intervenants brossent le portrait d’une musique électronique exigeante, en pleine effervescence créative au début des années 2000.
Déroulé de l’enregistrement
Musique : Maurice Fulton – My Gigolo
(06:45)
Bernard Lenoir : Début de programme funky but chic avec cette longue plage de Maurice Fulton, My Gigolo, c’est une des dernières trouvailles d’Ivan Smagghe. Salut Ivan !
Ivan Smagghe : Comment ça va Bernard ?
Bernard Lenoir : Très, très bien. Ta dernière visite est antérieure au dernier Mix Move où tu officiais, ça s’est bien passé… ?
Ivan Smagghe : Oui, oui, ça s’est bien passé. Bon, il y avait un certain manque de public, mais ce n’était pas très grave en fait puisque la programmation était tellement supérieure à celle de gros événements auparavant. C’est vrai qu’il y avait vraiment du beau monde.
Bernard Lenoir : Manque de communication peut-être ?
Ivan Smagghe : Manque de communication, mais pas vraiment de la faute des organisateurs. Je crois qu’ils ont eu des gros problèmes comme pas mal de gens, de budget… Voilà, les sponsors qui se retirent au dernier moment. Et je pense que de l’avis de tous, des journalistes et du public, c’était plutôt une réussite. Ce n’était pas vraiment une fête extraordinaire mais au moins on pouvait y écouter de la bonne musique, c’est quand même le principal.
Bernard Lenoir : Et tu penses que ça se refera l’an prochain, dans de meilleures conditions ?
Ivan Smagghe : Je pense que ça se refera l’an prochain. C’est vrai qu’avec un peu plus d’argent, ça devrait fonctionner un petit peu mieux.
Bernard Lenoir : Tu as eu le temps d’aller écouter des choses ou pas du tout ?
Ivan Smagghe : Oh, j’ai vu Riton, j’ai vu des petites choses comme ça, mais c’est vrai que je me suis… j’ai pas fait les trois jours moi, je suis juste allé…
Bernard Lenoir : Oui, c’est assez long, il y avait énormément de choses, on en avait parlé.
Ivan Smagghe : Oui, c’était sur trois jours, deux journées, trois nuits… Enfin, c’était quelque chose d’assez imposant comme ça,…
Bernard Lenoir : …avec des choses assez événementielles aussi comme Playgroup… Enfin…
Ivan Smagghe : Oui, oui, il y avait… c’était vraiment une programmation intéressante. C’est Manu Barron qui s’occupe de ça, qui a fait les Transmusicales pendant des années, etc… Non, non, assez solide.
Bernard Lenoir : D’ailleurs, prochain rendez-vous pour la musique électro, les Trans, parce qu’il y a énormément de choses cette année.
Ivan Smagghe : Ben il n’y a que ça !
Bernard Lenoir : Il n’y a que ça, effectivement. Plus de rock du tout, il n’y a que de l’électro. On en reparlera avec toi. Alors qu’est-ce que tu nous as préparé pour ce soir puisque c’est ton rendez-vous bimensuel, musique électronique à donf ?
Ivan Smagghe : Donc le Maurice Fulton c’est extrait de son album qui s’appelle sous son pseudonyme Stress, qui vient tout juste de sortir cette semaine sur le label londonien Transfusion. C’est un bon album, très varié. Tout de suite, des retrouvailles, quelqu’un qu’on avait un petit peu oublié, qui se fait discret aussi, parce qu’il est un petit peu dans son coin entre rock et rap. C’est vrai que c’est une situation pas forcément facile. Nouveau maxi de Mike Ladd, de retour chez des tout petits indépendants américains Ozone Music. Moi j’aime bien ce morceau, « Foxwoods ».
(08 :56)
Musique : Mike Ladd – Foxwoods
(11:59)
Musique : Bolz Bolz – Take A Walk (Dima Remix)
(15:43)
Bernard Lenoir : Place à la musique électronique pour ce dernier programme de la semaine avec Ivan Smagghe aux platines ou presque.
Ivan Smagghe : Presque, ouais.
Bernard Lenoir : Ça ne te manque pas là, quand tu es au micro ?
Ivan Smagghe : Non, pas du tout. Non, non, non, je préfère être au micro là dans ce fort joli studio.
Bernard Lenoir : Ah oui, c’est sympathique. Non, mais je pensais que tu avais trop l’habitude de maîtriser tout…
Ivan Smagghe : Bah non, mais c’est très dur de parler et en même temps de jouer des disques. Non ça, non ça fait un peu disco-mobile en plus. Voilà, ce n’est pas vraiment le sujet ce soir. Donc Bolz Bolz, artiste allemand. Ce morceau Take A Walk a fait un peu le tour des dancefloors européens notamment grâce à notre seigneur national Laurent Garnier qui supporte aussi l’artiste dijonnais Dima qui a fait ce remix pour le label français UCMG.
Bernard Lenoir : Tu disais qu’on en parlait beaucoup là, du Dima en question ?
Ivan Smagghe : Oui, Dima et d’autres. C’est vrai qu’il y a une scène comme ça, techno française, assez provinciale en fait. C’est donc Dijon, Lyon, Annecy, Grenoble, et c’est une scène qui est en train de s’exporter. Il y a beaucoup d’artistes français qui sont en train d’être signés en Allemagne, comme Miss Kittin And The Hacker.
Bernard Lenoir : C’est plutôt bien vu tout ça ?
Ivan Smagghe : Ouais, c’est vrai, exactement, c’est plutôt bien vu. Malheureusement peut-être un peu plus par l’étranger comme d’habitude.
Bernard Lenoir : Moi j’ai beaucoup aimé le morceau de Mike Ladd. J’en étais resté à son Easy Listening for Armageddon qui avait dû sortir en 98, c’était son premier album. Il en a fait d’autres depuis, mais il est vraiment très discret.
Ivan Smagghe : Oui, oui, c’est vraiment un personnage discret. On ne pense pas forcément à lui comme ça.
Bernard Lenoir : On l’avait vu au Festival des Inrocks il y a deux ans, puis on l’a un peu perdu de vue mais là il a l’air de faire des tas de choses. Il a remixé un morceau de Macias.
Ivan Smagghe : Ouais, c’était l’année dernière je crois.
Bernard Lenoir : Il fait beaucoup de choses
Ivan Smagghe : Il fait beaucoup de choses, mais c’est vrai qu’on n’en entend pas souvent parler hein. C’est un petit peu dommage,
Bernard Lenoir : C’est peut-être lui qui y tient, ou alors un manque de communication encore une fois. Osaka ?
Ivan Smagghe : Osaka… Alors là on reste en France, on est dans un univers un petit peu plus intimiste que celui de Dima. C’est vraiment l’intellectualisme parisien presque. L’activisme électronique des gens de Active Suspension, qui est un excellent label. Ça fait déjà 18 maxis qui sortent dans l’anonymat quasiment le plus total. C’est la première compilation en CD, je pense que ça devrait beaucoup te plaire.
Bernard Lenoir : On écoute A Think Within A Think.
(17:47)
Musique : Osaka – A Think Within A Think
(23:36)
Musique : Pulseprogramming – To The Expert Eye Alone
(26:52)
Bernard Lenoir : Dis-moi Ivan Smagghe, à Osaka l’hiver est déjà installé hein ?
Ivan Smagghe : Ouais, bah à Paris aussi ça y est, ça commence… bah, c’est deux disques de début d’hiver
Bernard Lenoir : Ça sent les frimas là. Hmm…
Ivan Smagghe : Donc la compilation du label parisien Active Suspension et à l’instant…
Bernard Lenoir : Le morceau d’Osaka là, magnifique.
Ivan Smagghe : Ouais, ouais, c’est très, très beau
Bernard Lenoir : Avec cette voix qui rappelait un peu celle de Laurie Anderson.
Ivan Smagghe : Et pourtant c’est des Brestois !
Bernard Lenoir : Ouais ? Formidable.
Ivan Smagghe : Et de Portland alors, totalement obscur, un groupe qui s’appelle Pulseprogramming dont je ne sais pas grand-chose si ce n’est qu’ils ont eu quand même la bonne idée de sortir deux albums en même temps, comme si un n’était pas assez. Joli travail de Chronowax quand même, distributeur parisien qui permet d’écouter
Bernard Lenoir : Et tout est approche expérimentale sur les deux albums ?
Ivan Smagghe : Ouais, voilà, tout assez minimal et lo-fi comme on dit. C’est assez touchant en fait hein.
Bernard Lenoir : Moi j’aime bien. Mme Soulier aussi, regarde, ça la calme. Après New Order hier soir, elle faisait des bonds…
Ivan Smagghe : C’est assez reposant
Bernard Lenoir : Voilà, elle a besoin de ça parce que là, trois jours, ça va défiler, Festival des Inrocks.
Ivan Smagghe : Un petit peu de faux revival eighties, petite explication après parce qu’on n’est pas sûr quand même.
Bernard Lenoir : On n’est pas sûr, oui, il y a une date… Il y a une date 1982 mais… Non, toi tu n’es pas d’accord ? On écoute Erot c’est ça ?
Ivan Smagghe : Non c’est Monsieur Memory Boy,
Bernard Lenoir : J’en avais sauté un, pardon.
(28:08)
Musique : Memory Boy – There Is No Electricity
(33 :15)
Musique : Erot – Song For Annie
(37 :56)
Bernard Lenoir : Ah il y a de la concurrence Ivan Smagghe ! Il y a Fabrice Desmas, notre ingénieur du son ce soir, qui doit vouloir t’impressionner, parce que tu as vu ce mix entre Memory Boy et Erot ?
Ivan Smagghe : Ce n’est pas moi qui suis derrière…
Bernard Lenoir : Non, on aurait pu le croire.
Ivan Smagghe : Non, moi je suis bien assis sur mon fauteuil dans le studio. Alors je confirme, aucun doute, Memory Boy ne date pas de 1982 comme c’est si gentiment marqué sur la rondelle du vinyle, mais bel et bien d’aujourd’hui. Mais c’est vrai qu’on est en période de revival eighties donc…
Bernard Lenoir : Si c’est un gars qui a fait ça en 82, chapeau, parce que…
Ivan Smagghe : Oui, précurseur,
Bernard Lenoir : Précurseur, visionnaire parce qu’il y a plein de choses qui fonctionnent maintenant. C’est vrai que la batterie, ce n’est pas une batterie de l’époque, les voix dans les vocoders comme ça… C’est bien quand même.
Ivan Smagghe : Erot, producteur norvégien qui vient de la même ville que Royksopp, Bergen. Producteur trop tôt disparu, mort il y a à peu près un an à l’âge de 22 ans, on ne sait pas très bien de quoi. Extrait d’une compilation d’un label…
Bernard Lenoir : C’est triste pour Annie aussi
Ivan Smagghe : Oui, Annie, Another Song For Annie c’est le titre de ce morceau
Bernard Lenoir : C’est sa petite copine ?
Ivan Smagghe : Sa petite copine qui est DJ elle aussi, qui continue à tourner. Extrait de la compilation d’un label que j’aime beaucoup qui s’appelle Dysfunction Recordings, qui comme ça fait des choses entre dub, disco, expérimental mais quand même dansable comme on dit en mauvais français.
Bernard Lenoir : Ce petit coup de marimba là, j’adore. Erot, on trouve ça facilement Ivan ?
Ivan Smagghe : Oui ça je pense que la compilation on devrait la trouver en CD à la Fnac. Dysfunction Recordings, la compilation s’appelle « Compendium Volume 1 ».
Bernard Lenoir : Bon, et toutes les références je vous le rappelle sur notre site internet www.franceinter.com en un seul mot point com. Toutes les références des programmes de Smagghe tous les quinze jours pour un peu de musique électronique. On écoute quoi maintenant ?
Ivan Smagghe : Sensorama, extrait du premier album sur Ladomat, un peu moins dansant comme tu disais
Bernard Lenoir : Peut-être, mais j’aime bien les choses un peu étranges…
(39 :51)
Musique : Sensorama – Digital Rheinfahrt
(44 :06)
Bernard Lenoir : De la musique vraiment pas comme les autres là pour le coup hein ?
Ivan Smagghe : Ouais, c’est assez étrange.
Bernard Lenoir : Ah oui, j’aime bien.
Ivan Smagghe : Et cet album, c’est un bon album assez varié tout en restant électronique comme ça. L’album de Sensorama qui sort cette semaine ou la semaine prochaine sur le label allemand Ladomat. C’est un label un petit peu étrange.
Bernard Lenoir : Distribué en France quand même ?
Ivan Smagghe : Il me semble. Ça devrait être trouvable quand même Ladomat. C’est un label capable du pire comme du meilleur. Là c’est le meilleur mais faut pas acheter sur le nom du label.
Bernard Lenoir : Systématiquement tout ce qui sort ?
Ivan Smagghe : Absolument pas. Un album dont curieusement la presse française a parlé, qui est maintenant disponible en France, qui va être disponible en France très bientôt sur le label très, très, très intello Mego Recordings, c’est l’album de Fennesz. Alors on a parlé de choses, moi j’avais lu les chroniques, les gens disaient « ça ressemble un petit peu à du Beach Boys » et des trucs comme ça, je me suis dit tiens c’est un petit peu bizarre quand même pour Mego qui est vraiment un label bruitiste, très, très expérimental. Et cet album de Fennesz qui s’appelle « Endless Summer », ben effectivement un petit côté West Coast comme ça. C’est du West Coast à l’allemande
Bernard Lenoir : Bah le titre déjà!
Ivan Smagghe :, C’est du West Coast à l’allemande, mais je ne sais pas, je pense que les auditeurs comprendront.
Bernard Lenoir : Bon, on écoute Fennesz ?
Ivan Smagghe : Fennesz avec « Shisheido ».
(45:24)
Musique : Fennesz – Shisheido
(48:08)
Bernard Lenoir : Bon on a perdu Brian Wilson en route mais…
Ivan Smagghe : Ouais, il n’est pas si loin que ça. Endless Summer donc, l’album de Fennesz, très mélodique. Beaucoup moins froid que d’habitude chez Mego Recordings. Je voudrais parler très vite fait d’un album qui est sorti cet été, qui est l’album de Tiefschwarz. Tiefschwarz est une espèce de groupe assez bizarre parce qu’on a l’impression que c’est un petit peu monté par une major comme ça en Allemagne. C’est sorti chez Columbia Allemagne. Je dois dire que cet album n’est pas disponible chez Columbia France.
Bernard Lenoir : En France, ils n’en veulent pas, c’est ça ?
Ivan Smagghe : Non. Bon, c’est pas un bon album hein.
Bernard Lenoir : C’est une raison alors.
Ivan Smagghe : C’est un album très commercial mais je pense que c’est un bon album commercial, c’est-à-dire qu’une major en France devrait sortir cet album plutôt qu’autre chose. Je ne vais pas en faire des choux gras comme ça mais comme d’habitude sur les mauvais albums, qu’est-ce qu’il y a ?
Bernard Lenoir : Un titre canon.
Ivan Smagghe : Voilà, bah le voilà, ça s’appelle « Acid Soul », Tiefschwarz.
(49 :00)
Musique : Tiefschwarz Acid Soul
(54 :10)
Bernard Lenoir : Alors si ça vous a plu, gare de l’Est et en route pour Francfort.
Ivan Smagghe : Ouais voilà, c’est raccoleur comme il faut. Il faut savoir apprécier parfois un disque un petit peu…
Bernard Lenoir : Tiefschwarz, Acid Soul
Ivan Smagghe : Voilà l’album s’appelle « Al 9500 », hommage un petit peu prétentieux à 2001 l’Odyssée de l’espace.
Bernard Lenoir : Bon alors New Order à l’Olympia dimanche soir et lundi avec soi-disant un soir électro, un soir avec les vieux classiques de New Order.
Ivan Smagghe : Personne ne sait.
Bernard Lenoir : Non, même pas eux à mon avis.
Ivan Smagghe : Ça sent un petit peu l’arnaque ou le coup… le coup comme ça un peu…
Bernard Lenoir : Je ne sais pas, si ça se trouve ce sera les deux mêmes sets. De toute façon, on enregistre les deux, il y a un des deux qui sera en direct lundi à partir de 21h. Il y a un petit message de Rita qui a gagné, il y avait quelques… vraiment pas beaucoup, mais une dizaine de places à vous faire gagner chaque soir. Et Rita a dû se souvenir que Perfect Kiss, le clip de New Order, avait été éclairé par Henri Alekan qui est vraiment un des meilleurs chefs op français (qui est mort il n’y a pas longtemps d’ailleurs au mois de juin dernier), à qui on devait notamment La Belle et la Bête par exemple de Cocteau, tu vois, qui a aussi travaillé sur Les Ailes du désir avec Wenders. Et que ce clip avait été réalisé par Jonathan Demme. Il fallait donner, tu vois, ces trois réponses pour gagner une place pour lundi.
Ivan Smagghe : Ah oui, c’était des questions super dures !
Bernard Lenoir : Oui, oui, c’était dur et Rita, elle dit : « N’ayant pas pu les voir à leur premier concert parisien et pour cause, je n’avais que 7 ans, j’espère grâce à vous rattraper le temps perdu lundi ».
(55 :27)
Musique : Aphex Twin – Avril 14th
(56 :26)
Bernard Lenoir : Et lui aussi il est capable du pire comme du meilleur.
Ivan Smagghe : Voilà, sur un double album on ne peut pas faire que des bons morceaux, surtout que c’est un album qui a été fait pour se débarrasser de son contrat avec Warp.
Bernard Lenoir : Aphex Twin. Magnifique ce petit morceau à la Satie.
Bernard Lenoir : Erik Satie ouais, tout à fait.
Bernard Lenoir : Rien, aucun événement majeur annoncé en ce qui concerne Ivan Smagghe ?
Ivan Smagghe : La routine.
Bernard Lenoir : La routine. Bon, ben on te retrouve dans 15 jours pour un nouveau programme de musique électronique. Salut à tous, à lundi en direct de l’Olympia, 21h, caresse et bise à l’œil.